
Maintenant c'est nous
L’immersion et la performance
L’oeuvre enveloppe et est tellement imposante que ça oblige un silence. Un moment d’arrêt. Un oeuvre qui transcende la pensée d’un monde extérieur. Ce thème met en priorité la réponse de la personne qui regarde. C’est ce que je préfère. C’est pour cette raison que je compte aussi dans mes intérêts l’art de performance. Ce type d’art s’inscrit dans la même dynamique: un instant entre le spectateur et l'oeuvre. Un moment éphémère qui propulse la personne qui regarde comme participant de l’oeuvre. L’objectif de ces deux disciplines est d’abord et avant tout la réaction de l’homme dans l'immersion. Ces méthodes permettent de transmettre une idée par l’action et la présence.
Pour l’ensemble de mes projets, le formel s’adapte à l’iconographie. Je travail donc mes oeuvres avec une technique qui sert à l’iconographie de mon projet sans me questionner sur une ligne directrice formelle qui réunie l'ensemble de mes oeuvres. Ce qui rend ma pratique hétéroclite.












Texte de démarche de création
Le cocon
L’idée générale
L’idée principale du projet est de créer un monde idéal dans un espace personnel. L’objectif est de permettre l'insertion complète du spectateur dans ‘’son bon territoire ". L’isolement a pour but de faire une barrière entre le monde extérieur et celui que le spectateur imaginera à l’intérieur. J’ai voulu créer, tout en laissant place à l’interprétation du spectateur, ce que je considère comme un monde idéal.
Mes inspirations sont surtout tirées d’artistes qui conçoivent des oeuvres immersives. Ma première inspiration est Yayoi Kusama puisqu’elle fait souvent des oeuvres dans lesquelles il faut entrer. On reconnaît aussi dans mon travail, des ressemblances avec le travail de Yannick Pouliot. Plus particulièrement son oeuvre le courtisan qui faire vivre aux spectateurs une immersion sensorielle complète. Il utilise les codes ‘’de l'architecture sous Louis XIV'' " pour faire vivre un moment unique aux spectateurs. On peut lier nos deux oeuvres par l’idée de redéfinir un espace fermé pour créer un monde indépendant de celui de l’extérieur. Je me suis inspirée de l’art actuel puisque j’ai fait une oeuvre interdisciplinaire qui prend beaucoup de place dans l’espace. Puisque j’ai utilisé plusieurs objets de la vie quotidienne, on peut aussi associer mon travail à celles de Marcel Duchamps et du monde du readymade.
L’aspect iconographique de chacun des éléments
Le cocon est complètement noir pour faire référence au monde extérieur qui n’est pas valorisé dans mon idée puisque l’objectif est de s’évader de celui-ci. J’ai choisi de laisser un petit espace entre le mur et l'entrée pour donner l’impression que c’est un lieu secret, une cachette que seule la personne qui y entre connaît. Les deux tableaux qui sont placés à l’extérieur du cocon symbolisent l’image que j’ai du monde réel. Le premier tableau représente un savon sal. Sous le savon il est écrit ‘’ Je me déchausse " . Ce savon représente l’état actuel de l’extérieur du cocon. Je veux souligner le fait que nous avons sali le territoire qui nous appartenait et qu’il n’est pas possible de le faire dans le nouveau territoire. Il faut donc enlever ses souliers. L’objectif c’est aussi de laisser derrière soi les mauvais sentiments du monde extérieur.Le second tableau représente un cornet fondu. C’est un clin d’oeil à l’éphémérité de notre territoire. Le cornet est pour moi symbole du bonheur absolu. C’est pour cela que j’ai décidé de le représenter fondu à l’extérieur et entier à l’intérieur. L’oeuvre est suspendue, d’abord., parce que je voulais qu’on voie les pieds de la personne à l’intérieur et parce que ça ajoute une notion de magie. Comme une apparition de ce nouveau territoire dans le temps.L’intérieur du cocon se veut un endroit douillet. Les tableaux qui y sont placés sont remplis de symboles plus personnels. L’ensemble des tableaux et des éléments placés représente, à mes yeux, le meilleur d’un monde. Puisqu’il y a peu de figuratif, les spectateurs peuvent se faire une idée personnelle de l’ensemble.